Prendre la voiture pour moins d’1 km : un acte à bannir !

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“42% des personnes dont le lieu d’emploi est situé à moins de 1 km de leur domicile s’y rendent en voiture”
Une donnée incroyable et totalement affolante !
42% c’est 494 000 actifs qui prennent leur véhicule pour des trajets largement faisables à pied, à vélo ou en transports en commun… Cet acte a de terribles conséquences…
Car oui, en prenant leur véhicule pour de si courts trajets, ces automobilistes produisent quasi 54 000 tonnes de GES par an… seulement en France. Dans une agglomération comme Besançon, par exemple, cela équivaut à 159 tonnes de GES… De quoi avoir des maux de tête !

Pour rappel, les transports sont la cause d’une large partie des émissions de gaz à effet de serre en France, en 2019 cela représente 31% des émissions françaises de gaz à effet de serre, bien loin devant l’agriculture 19% ou l’industrie 18%.
Mais comment se répartissent-elles selon le mode de transport ?
C’est simple, l’utilisation de la voiture personnelle représente à elle seule 80% des émissions de gaz à effet de serre liées au transport.
Sans surprise, elle est alors définitivement l’un des principaux postes d’émissions.
Au-delà des catastrophes écologiques engendrées, ça coûte très cher !
Eh oui, pour mémoire, l’utilisation quotidienne d’une voiture individuelle coûte environ 6 000 € par an soit 500 € par mois. Un coût annuel d’autant plus susceptible d’évoluer et d’atteindre même 7000€ à 8000€ par an avec la flambée des prix du carburant.

Mais ce n’est pas tout… en termes de sécurité, prendre son automobile pour de si courts trajets peut s’avérer dangereux.
Pour cause, il s’agit d’itinéraires fréquemment empruntés et connus sur le bout des doigts et puis le moment passé en voiture est si court que l’attention du conducteur est drastiquement diminuée.
Une somme d’éléments qui n’aident pas à garantir la sécurité des automobilistes.

Vous l’aurez compris, cet acte n’engendre rien de positif et bien au contraire ! Mais alors, quelles solutions ?

Il est primordial de trouver un substitut et ainsi d’opter pour des mobilités douces pour tous les trajets de moins d’un km. Au regard de la catastrophe écologique qui nous menace, c’est même un acte citoyen ! Une belle manière de considérablement réduire son impact carbone et de diminuer la facture voire même la supprimer (avec la marche par exemple).
Si toutefois, l’utilisation de mobilités éco-responsables n’est vraiment pas possible, une autre façon d’améliorer le bilan carbone d’un trajet en voiture est de le partager avec d’autres passagers se rendant au même endroit, autrement dit covoiturer. En augmentant le nombre de passagers par voiture, on diminue mathématiquement le nombre de véhicules sur la route. Donc d’émissions de gaz à effet de serre.

En somme, cet acte qui peut sembler anodin est lourd de conséquences.
Vous l’aurez compris, les répercussions de l’autosolisme pour ces français qui pourraient utiliser un mode de transport éco-responsable sont énormes. Surtout que cela peut être évité si aisément.
Alors, privilégier les mobilités douces pour des trajets de moins d’un km n’aura que de bons impacts écologiques et économiques, et représente une démarche citoyenne.

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